Dalí et Raphaël dans le Catalogue Raisonné

Andrea Bonet, Anna Garcia, Anna Massot (Service Éducatif)

« [...] et ce n'est pas dit qu'un jour, tout en rigolant, je ne serai pas considéré comme le Raphaël de mon époque ! »

Salvador Dalí, 50 Secrets of Magic Craftsmanship, 1948

Nous vous invitons à plonger dans ce monde dalinien passionnant en effectuant un itinéraire au gré de quelques-unes des œuvres raphaélesques de Salvador Dalí, par le biais du catalogue raisonné de peintures et avec l'indispensable complément de ses écrits. En lire plus

  • Autoportrait au cou raphaélesque
    © Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres, 2018

    Description

    N° cat.:
    103
    Année:
    c. 1921
    Technique:
    Huile sur toile
    Dimensions:
    40.5 x 53 cm
    Collection:
    Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres

    Tout jeune, Salvador Dalí éprouvait déjà une grande admiration pour le peintre de la Renaissance Raphaël Sanzio (1483-1520), qu'il tenait pour un génie quasiment divin, exalté et vénéré dès son époque comme un des meilleurs peintres de son temps. En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 103

    Obres de referència

    Autoportrait

    Su concessione del Ministerio dei Beni e le Attività Culturali. La riproduzione, copia totale o parziale, duplicazione della immagine è espressamente vietata

    Autoportrait, 1506
    Galleria degli Uffizi, Firenze

    Dalí Dixit

    “J'avais laissé mes cheveux comme ceux d'une jeune fille et en me contemplant devant les miroirs, j'aimais adopter la pose et le regard mélancolique de Raphaël dans son autoportrait. J'attendis avec impatience l'apparition du premier duvet que je pourrais raser, en laissant toutefois pousser des favoris. Il me fallait faire un chef-d'œuvre, de ma tête, [...]”

    Salvador Dalí, The Secret Life of Salvador Dalí, 1942

    “J'ai besoin de la dimension locale de Portlligat, comme Raphaël avait besoin de celle d'Urbino, pour parvenir à l'universel par la voie du particulier”

    Salvador Dalí, José María Massip, «Dalí, hoy», Destino, 1/04/1950.

    Educa Dalí

    Désireux de donner un caractère insolite à son apparence, le jeune Dalí s'inspira de Raphaël. Ultérieurement, il adopta des poses et un comportement extravagant pour attirer l'attention et se rendre visible. Au départ, les pattes firent l'affaire, plus tard ses moustaches devinrent sa marque de fabrique.

    Examinez le portrait littéraire que Dalí fait de lui-même, et lancez-vous : faites le vôtre.

    Un portrait de Salvador Dalí

    Maîtres anciens les plus admirés : Raphaël et Vélasquez.

    Contemporains les plus admirés : Picasso et moi.

    Ma peinture la plus provocatrice : Débris d'une automobile donnant naissance à un cheval aveugle qui mord un téléphone.

    Définition du surréalisme : Le surréalisme, c'est moi.

    Couleur préférée : Vert absinthe.

    Projet le plus urgent : Perfectionner pour les Nations unies un système de camouflage reposant sur ma théorie radicale de l'invisibilité.

    Exercice favori : Monter - mais pas descendre - en ascenseur.

    Note à l'intention des architectes : Vos conceptions sont trop âpres, pas assez mécanicistes : vous devriez satisfaire le désir de l'homme de retrouver son nid prénatal en utilisant des formes arrondies et non rigides et des matériaux protecteurs souples.

    Pensée insaisissable : L'aviation est l'expression la plus spectaculaire de l'instinct sexuel.

    Symbole le plus orgueilleux : Panonceau de ma chambre : « poète au travail ».

    Principal espoir pour l'avenir : Une renaissance religieuse basée sur une forme progressiste de catholicisme.

    Publié en Esquire , XVIII, n. 2, Nova York, août 1942

    Pour en savoir plus

    Description

    N° cat.:
    103
    Année:
    c. 1921
    Technique:
    Huile sur toile
    Dimensions:
    40.5 x 53 cm
    Collection:
    Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres

    Tout jeune, Salvador Dalí éprouvait déjà une grande admiration pour le peintre de la Renaissance Raphaël Sanzio (1483-1520), qu'il tenait pour un génie quasiment divin, exalté et vénéré dès son époque comme un des meilleurs peintres de son temps. En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 103

    Dalí Dixit

    “J'avais laissé mes cheveux comme ceux d'une jeune fille et en me contemplant devant les miroirs, j'aimais adopter la pose et le regard mélancolique de Raphaël dans son autoportrait. J'attendis avec impatience l'apparition du premier duvet que je pourrais raser, en laissant toutefois pousser des favoris. Il me fallait faire un chef-d'œuvre, de ma tête, [...]”

    Salvador Dalí, The Secret Life of Salvador Dalí, 1942

    “J'ai besoin de la dimension locale de Portlligat, comme Raphaël avait besoin de celle d'Urbino, pour parvenir à l'universel par la voie du particulier”

    Salvador Dalí, José María Massip, «Dalí, hoy», Destino, 1/04/1950.

    Pour en savoir plus

  • Poésie d’Amérique
    © Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres, 2018

    Description

    N° cat.:
    577
    Année:
    1943
    Technique:
    Huile sur toile
    Dimensions:
    116 x 79 cm
    Collection:
    Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres

    Aux États-Unis, après l'étape surréaliste des années trente et plusieurs voyages avec Gala en Italie, où l'architecture et la peinture des classiques les émerveillent, Salvador Dalí peint Poésie d'Amérique. En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 577

    Obres de referència

    Mariage de la Vierge

    Pinacoteca di Brera, Milano - Ministero per i Beni e le Attività Culturali

    Mariage de la Vierge, 1504
    Pinacoteca di Brera, Milano

    Dalí Dixit

    “On put alors remarquer que ce fauteuil était entouré des plus grands trésors artistiques du monde. Les Fiançailles de la Vierge de Raphaël, du musée de Milan, La Vierge aux rochers de Léonard... Des piles de manuscrits, parmi les plus rares et les plus inestimables, et là-bas, derrière lui, dans la pénombre du centre de la pièce, La Victoire de Samothrace, la vraie, celle du Louvre, mais qui, dans cette horrible pièce rigide, avait l'air d'une méchante copie.”

    Salvador Dalí, Hidden Faces, 1944

    “Gala devenait le château inexpugnable qu'elle n'avait jamais cessé d'être. L'intimité et surtout les familiarités font décroître toutes les passions. La rigueur sentimentale et les distances comme le démontre le cérémonial névrotique de l'amour courtois accroissent la passion. Ainsi je me souviens après un long silence devant les épousailles de la Vierge de Raphaël au Musée de Milan, Gala poussa un soupir, s'exclamant : « Quel honneur de ne jamais connaître aucun membre de la famille de Raphaël. Imagine-toi quelle catastrophe d'être présenté à la tante de Raphaël, même lointaine”.

    Salvador Dalí, Le point de vue de Dalí, Vogue, n. 522, Paris, 12/1971 – 01/1972

    Educa Dalí

    Si Dalí prenait pour référence les maîtres de la Renaissance, on voit qu'avec Poésie d'Amérique il devance son temps en intégrant à sa toile une bouteille de Coca-Cola.

    Essaie de faire de même et ajoute de nouveaux éléments en forme de collage sur une de ses œuvres. Tu obtiendras des compositions tout à fait insolites. Répète la tentative avec une œuvre de Raphaël et compare-les.

    Pour en savoir plus

    • Fèlix Fanés. DALÍ. Cultura de Masses. Fundació La Caixa: Barcelona; Fundació Gala-Salvador Dalí: Figueres; Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía: Madrid, 2004, p. 43.

    Description

    N° cat.:
    577
    Année:
    1943
    Technique:
    Huile sur toile
    Dimensions:
    116 x 79 cm
    Collection:
    Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres

    Aux États-Unis, après l'étape surréaliste des années trente et plusieurs voyages avec Gala en Italie, où l'architecture et la peinture des classiques les émerveillent, Salvador Dalí peint Poésie d'Amérique. En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 577

    Dalí Dixit

    “On put alors remarquer que ce fauteuil était entouré des plus grands trésors artistiques du monde. Les Fiançailles de la Vierge de Raphaël, du musée de Milan, La Vierge aux rochers de Léonard... Des piles de manuscrits, parmi les plus rares et les plus inestimables, et là-bas, derrière lui, dans la pénombre du centre de la pièce, La Victoire de Samothrace, la vraie, celle du Louvre, mais qui, dans cette horrible pièce rigide, avait l'air d'une méchante copie.”

    Salvador Dalí, Hidden Faces, 1944

    “Gala devenait le château inexpugnable qu'elle n'avait jamais cessé d'être. L'intimité et surtout les familiarités font décroître toutes les passions. La rigueur sentimentale et les distances comme le démontre le cérémonial névrotique de l'amour courtois accroissent la passion. Ainsi je me souviens après un long silence devant les épousailles de la Vierge de Raphaël au Musée de Milan, Gala poussa un soupir, s'exclamant : « Quel honneur de ne jamais connaître aucun membre de la famille de Raphaël. Imagine-toi quelle catastrophe d'être présenté à la tante de Raphaël, même lointaine”.

    Salvador Dalí, Le point de vue de Dalí, Vogue, n. 522, Paris, 12/1971 – 01/1972

    Pour en savoir plus

    • Fèlix Fanés. DALÍ. Cultura de Masses. Fundació La Caixa: Barcelona; Fundació Gala-Salvador Dalí: Figueres; Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía: Madrid, 2004, p. 43.
  • Galarina

    Galarina

    1945

    Galarina
    © Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres, 2018

    Description

    N° cat.:
    597
    Année:
    1945
    Technique:
    Huile sur toile
    Dimensions:
    64 x 50 cm
    Collection:
    Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres

    Dalí et Gala vécurent huit ans aux États-Unis, entre New York et la Californie. Ils y arrivèrent en 1940, fuyant la Deuxième Guerre mondiale. En 1941, Dalí exposa à la Julien Levy Gallery de New York. En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 597

    Obres de referència

    La Fornarina

    Per gentile concessione di Gallerie Nazionale di Arte Antica. Foto di Mauro Coen.

    La Fornarina, c. 1520
    Gallerie Nazionali - Palazzo Barberini, Roma

    Educa Dalí

    À la Renaissance, les artistes travaillaient essentiellement sur commande. Tel n'est pourtant pas le cas de La Fornarina, que Raphaël peignit pour lui-même durant les dernières années de sa vie.

    Le modèle que suit cette œuvre est celui d'une Vénus pudique, un des motifs artistiques les plus fréquents de l'Antiquité classique. Vénus y est représentée comme cherchant à dissimuler et couvrir ses seins et son pubis, moyennant quoi l'attention du spectateur est justement attirée sur ce qu'elle tâche de cacher. On voit que la Fornarina essaie de cacher légèrement un de ses seins, tandis que Gala, en revanche, en montre un et dissimule l'autre sous sa chemise. Toutes deux portent un bracelet, symbole d'union et de lien amoureux, en forme de serpent pour Gala et, dans le cas de la Fornarina, portant le nom du peintre, Raphaël Urbinas. Pour Dalí, il y avait un lien entre le sein nu de Gala et le morceau de pain de son œuvre La corbeille de pain de la même année.

    Pour en savoir plus

    Description

    N° cat.:
    597
    Année:
    1945
    Technique:
    Huile sur toile
    Dimensions:
    64 x 50 cm
    Collection:
    Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres

    Dalí et Gala vécurent huit ans aux États-Unis, entre New York et la Californie. Ils y arrivèrent en 1940, fuyant la Deuxième Guerre mondiale. En 1941, Dalí exposa à la Julien Levy Gallery de New York. En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 597

    Pour en savoir plus

  • Tête Raphaèlesque éclatée
    © Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres, 2018

    Description

    N° cat.:
    661
    Année:
    1951
    Technique:
    Huile sur toile
    Dimensions:
    43.2 x 33.1 cm
    Collection:
    Scottish National Gallery, Edimburg

    Très jeune, Dalí montra un grand intérêt pour les sciences ; il avait dans sa bibliothèque un grand nombre de livres de physique, de mécanique quantique et de mathématiques. En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 661

    Obres de referència

    Panthéon d'Agrippa

    Dôme du Panthéon d'Agrippa. Photo Wikiarquitectura.cat

    Panthéon, Rome

    Dalí Dixit

    S.R : “Pensez-vous que les peintres que vous admirez, par exemple Vermeer ou Raphaël, étaient érudits en matière de connaissances scientifiques de leur époque ? ».
    SD : « Raphaël connaissait absolument toutes les avancées mathématiques de son époque. N'oubliez que c'était celle de Luca Pacioli”.

    Selden Rodman, Salvador Dalí, “Dalí The Great?”, Controversy, Philadelphia, 31/05/1959

    “Les coupoles de la Renaissance qui répondaient à la coupole du ciel m'apparaissent en un éclair de génie comme des réceptacles de la conscience. J'en reprends le thème dans Tête raphaélesque explosant et j'exprime un message métaphysique transcendant dans mon Manifeste mystique”.

    André Parinaud, Salvador Dalí Comment on devient Dalí, 1973.

    Educa Dalí

    La Renaissance, comme son nom l'indique, est une époque de renouvellement de la société, laquelle, peu à peu, abandonne les formes de pensée de Moyen Âge - beaucoup plus ancrées dans des conceptions théocentristes - pour concevoir la connaissance d'un point de vue anthropocentriste. L'homme devient le centre de l'univers, à la place de Dieu : la pensée humaniste voit le jour, c'est la naissance de l'époque moderne.

    Dans le domaine des arts, la peinture fait un pas en avant pour représenter la réalité de manière nettement plus vraisemblable; c'est pourquoi la technique de la perspective acquiert de l'importance. Ce sera un moment majeur pour les traités de peinture et d'architecture, que Dalí lit attentivement. Un des textes les plus remarquables de cette époque s'intitule Les vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes, de Giorgio Vasari, publié en 1550, où figurent les biographies de personnages comme Raphaël, que Vasari surnomme “le divin”.

    Pour en savoir plus

    Description

    N° cat.:
    661
    Année:
    1951
    Technique:
    Huile sur toile
    Dimensions:
    43.2 x 33.1 cm
    Collection:
    Scottish National Gallery, Edimburg

    Très jeune, Dalí montra un grand intérêt pour les sciences ; il avait dans sa bibliothèque un grand nombre de livres de physique, de mécanique quantique et de mathématiques. En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 661

    Dalí Dixit

    S.R : “Pensez-vous que les peintres que vous admirez, par exemple Vermeer ou Raphaël, étaient érudits en matière de connaissances scientifiques de leur époque ? ».
    SD : « Raphaël connaissait absolument toutes les avancées mathématiques de son époque. N'oubliez que c'était celle de Luca Pacioli”.

    Selden Rodman, Salvador Dalí, “Dalí The Great?”, Controversy, Philadelphia, 31/05/1959

    “Les coupoles de la Renaissance qui répondaient à la coupole du ciel m'apparaissent en un éclair de génie comme des réceptacles de la conscience. J'en reprends le thème dans Tête raphaélesque explosant et j'exprime un message métaphysique transcendant dans mon Manifeste mystique”.

    André Parinaud, Salvador Dalí Comment on devient Dalí, 1973.

    Pour en savoir plus

  • La vitesse maximale de la Madone de Raphaël
    © Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres, 2018

    Description

    N° cat.:
    683
    Année:
    c. 1954
    Technique:
    Huile sur toile
    Dimensions:
    81 x 66 cm
    Collection:
    Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, Madrid

    Dans la ligne du grand intérêt de Dalí pour la science dont nous avons parlé, il faut savoir qu'il était abonné à différentes revues scientifiques grâce auxquelles il se tenait au courant des études de son temps. En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 683

    Obres de referència

    Vierge au chardonneret

    Su concessione del Ministerio dei Beni e le Attività Culturali. La riproduzione, copia totale o parziale, duplicazione della immagine è espressamente vietata.

    Vierge au chardonneret, 1507
    Galleria degli Uffizi, Firenze

    Dalí Dixit

    “L'explosion atomique du 6 août 1945 m'avait sismiquement ébranlé. Désormais l'atome était mon sujet de réflexion préféré. Bien des paysages peints durant cette période expriment la grande peur que j'éprouvai à l'annonce de cette explosion”.

    André Parinaud, Salvador Dalí Comment on devient Dalí, 1973.

    “Galatea qui est la galanymphe de la géologie marine pure et gigantesque prend forme lentement mais inéluctablement dans l'élan raphaélesquenucléaire de mon prochain et sublime tableau”.

    Salvador Dalí Journal d’un génie. La Table Ronde, Paris, 1964.

    Educa Dalí

    Les théories atomiques surprirent et inspirèrent Dalí au point d'imprimer à son œuvre un tournant radical, dit mystique-nucléaire. Le mysticisme des classiques associé aux théories nucléaires devint la source d'inspiration stylistique de Dalí. Le corpus théorique de cette période culmine avec la publication de son Manifeste mystique. Dalí disait qu'il y avait une poésie insoupçonnée dans l'intégration et la désintégration de l'atome, au point qu'il commença à atomiser ou à désintégrer ses compositions, comme on peut le voir avec l'œuvre intitulé La vitesse maximale de la Madone de Raphaël.

    Essaie de désintégrer une œuvre qui te plait à l'aide d'atomes sphériques. Tu trouveras sûrement la poésie insoupçonnée dont nous parlait Dalí.

    Pour en savoir plus

    Description

    N° cat.:
    683
    Année:
    c. 1954
    Technique:
    Huile sur toile
    Dimensions:
    81 x 66 cm
    Collection:
    Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, Madrid

    Dans la ligne du grand intérêt de Dalí pour la science dont nous avons parlé, il faut savoir qu'il était abonné à différentes revues scientifiques grâce auxquelles il se tenait au courant des études de son temps. En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 683

    Dalí Dixit

    “L'explosion atomique du 6 août 1945 m'avait sismiquement ébranlé. Désormais l'atome était mon sujet de réflexion préféré. Bien des paysages peints durant cette période expriment la grande peur que j'éprouvai à l'annonce de cette explosion”.

    André Parinaud, Salvador Dalí Comment on devient Dalí, 1973.

    “Galatea qui est la galanymphe de la géologie marine pure et gigantesque prend forme lentement mais inéluctablement dans l'élan raphaélesquenucléaire de mon prochain et sublime tableau”.

    Salvador Dalí Journal d’un génie. La Table Ronde, Paris, 1964.

  • Madone microphysique
    © Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres, 2018

    Description

    N° cat.:
    685
    Année:
    c. 1954
    Technique:
    Huile sur toile
    Dimensions:
    24.5 x 18.7 cm
    Collection:
    Collection privée

    Nous avons évoqué le grand intérêt que certains traités d'architecture inspiraient à Dalí, notamment celui de Luca Pacioli, où était expliqué le nombre d'or, également appelé Divine proportion. En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 685

    Obres de referència

    Vierge au chardonneret

    Su concessione del Ministerio dei Beni e le Attività Culturali. La riproduzione, copia totale o parziale, duplicazione della immagine è espressamente vietata.

    Vierge au chardonneret, 1507
    Galleria degli Uffizi, Firenze

    Dalí Dixit

    “Le rhinocéros est l'unique animal qui porte au bout de son nez une courbe logarithmique parfaite, [...]  Leonard de Vinci avait étudié le tournesol, et moi j'ai étudié le chou-fleur : j'ai donné un jour une conférence à la Sorbonne, avec une Rolls pleine de choux-fleurs. Un fameux scandale.”

    Michaël DelMar, Salvador Dalí, “Astroview”, Façade, Paris, 1978

    Educa Dalí

    La spirale de Fibonacci est la forme logarithmique parfaite faisant intervenir le nombre d'or. On peut l'observer dans la forme des graines de la fleur de tournesol, du chou-fleur, de la carapace de certains animaux marins, de la fleur de l'artichaut, de la corne du rhinocéros, des oursins, etc. Si tu regardes bien, la présence répétée de tous ces éléments dans l'œuvre dalinienne n'est pas un hasard.

    Cherche la spirale parfaite parmi les éléments qui t'entourent : tu seras surpris de la trouver un peu partout.

    Pour en savoir plus

    Description

    N° cat.:
    685
    Année:
    c. 1954
    Technique:
    Huile sur toile
    Dimensions:
    24.5 x 18.7 cm
    Collection:
    Collection privée

    Nous avons évoqué le grand intérêt que certains traités d'architecture inspiraient à Dalí, notamment celui de Luca Pacioli, où était expliqué le nombre d'or, également appelé Divine proportion. En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 685

    Dalí Dixit

    “Le rhinocéros est l'unique animal qui porte au bout de son nez une courbe logarithmique parfaite, [...]  Leonard de Vinci avait étudié le tournesol, et moi j'ai étudié le chou-fleur : j'ai donné un jour une conférence à la Sorbonne, avec une Rolls pleine de choux-fleurs. Un fameux scandale.”

    Michaël DelMar, Salvador Dalí, “Astroview”, Façade, Paris, 1978

  • L’assomption de sainte- Cécile
    © Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres, 2018

    Description

    N° cat.:
    706
    Année:
    c. 1955
    Technique:
    Huile sur toile
    Dimensions:
    81.5 x 66.5 cm
    Collection:
    Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres

    Salvador Dalí traite avec cette œuvre le grand thème religieux de l'assomption. On pourrait penser à première vue que la toile est uniquement remplie de cornes de rhinocéros ; pourtant, si on regarde bien le centre de la composition, on s'aperçoit que s'y cache la silhouette d'une madone, et pas n'importe laquelle : la Sainte Catherine d'Alexandrie de Raphaël, de 1507. En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 706

    Obres de referència

    Sainte Catherine d'Alexandrie

    © The National Gallery, London

    Sainte Catherine d'Alexandrie, c. 1507
    The National Gallery, London

    Dalí Dixit

    “J'ai découvert dans Raphaël, on le voit très sensiblement dans le cou, dans la forme du cou, j'ai fait des analyses tout est formé, de même que ces angles, avec des cubes et des cylindres ; Raphaël peignait uniquement avec des galbes, des formes très semblables aux courbes logarithmiques qui sont présentes dans la corne de rhinocéros.”

    Salvador Dalí, “Aspects phénoménologiques de la méthode paranoïaque critique. Conférence en Sorbonne”, La Vie Médicale, Paris, Décembre 1956.

    “L'important, c'est de peindre les sujets en accord avec l'époque qui est la nôtre, c'est-à-dire 1951. Cela veut dire que si Raphaël peignait une vierge selon la cosmogonie de la Renaissance, aujourd'hui, cette cosmogonie n'est plus la même. Ce même sujet que Raphaël a peint, s'il le peignait aujourd'hui, comme il disposerait de nouvelles connaissances (comme par exemple la physique nucléaire ou la psychanalyse), il le peindrait aussi bien qu'il le faisait alors, mais il le ferait en accord avec la cosmogonie actuelle. Le sujet religieux est, pour moi, le plus ancien et le plus actuel. Mais il doit être traité à la lumière des connaissances scientifiques de notre temps [...]”

    Manuel del Arco, Salvador Dalí, Dalí al desnudo, 1952.

    “Il est faux que je me prenne, comme on l'a dit, pour le meilleur peintre du monde. La peinture n'est pour moi qu'une des plus imparfaites manifestations de mon intelligence. Je suis un mauvais peintre. Si je compare mes toiles à celles de la Renaissance, à celles de Raphaël par exemple, je me rends compte du désastre total de toute mon œuvre. Mais cela n'empêche que je suis, grâce à mon style, l'un des meilleurs artistes actuels.”

    S.a., Salvador Dalí, Une interview exceptionnelle Dalí se confesse, Arts, n. 674, Paris, 11/06/1958

    Educa Dalí

    On voit que, dans le processus d'exécution de L'Assomption de sainte-Cécile, Dalí prend pour base un calque de l'œuvre de Raphaël. Dalí n'avait aucun scrupule à copier les classiques ; de fait, il les admirait énormément et, comparé à eux, se tenait pour un peintre très modeste.

    Pour en savoir plus

    Publifoto, le tableau L'Assomption de sainte-Cécile de Dalí sous une reproduction de Sainte-Catherine d'Alexandrie de Raphael dans l'atelier de la maison de Portlligat, c. 1955. Fundació Gala-Salvador Dalí. Figueres.
    Publifoto

    Description

    N° cat.:
    706
    Année:
    c. 1955
    Technique:
    Huile sur toile
    Dimensions:
    81.5 x 66.5 cm
    Collection:
    Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres

    Salvador Dalí traite avec cette œuvre le grand thème religieux de l'assomption. On pourrait penser à première vue que la toile est uniquement remplie de cornes de rhinocéros ; pourtant, si on regarde bien le centre de la composition, on s'aperçoit que s'y cache la silhouette d'une madone, et pas n'importe laquelle : la Sainte Catherine d'Alexandrie de Raphaël, de 1507. En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 706

    Dalí Dixit

    “J'ai découvert dans Raphaël, on le voit très sensiblement dans le cou, dans la forme du cou, j'ai fait des analyses tout est formé, de même que ces angles, avec des cubes et des cylindres ; Raphaël peignait uniquement avec des galbes, des formes très semblables aux courbes logarithmiques qui sont présentes dans la corne de rhinocéros.”

    Salvador Dalí, “Aspects phénoménologiques de la méthode paranoïaque critique. Conférence en Sorbonne”, La Vie Médicale, Paris, Décembre 1956.

    “L'important, c'est de peindre les sujets en accord avec l'époque qui est la nôtre, c'est-à-dire 1951. Cela veut dire que si Raphaël peignait une vierge selon la cosmogonie de la Renaissance, aujourd'hui, cette cosmogonie n'est plus la même. Ce même sujet que Raphaël a peint, s'il le peignait aujourd'hui, comme il disposerait de nouvelles connaissances (comme par exemple la physique nucléaire ou la psychanalyse), il le peindrait aussi bien qu'il le faisait alors, mais il le ferait en accord avec la cosmogonie actuelle. Le sujet religieux est, pour moi, le plus ancien et le plus actuel. Mais il doit être traité à la lumière des connaissances scientifiques de notre temps [...]”

    Manuel del Arco, Salvador Dalí, Dalí al desnudo, 1952.

    “Il est faux que je me prenne, comme on l'a dit, pour le meilleur peintre du monde. La peinture n'est pour moi qu'une des plus imparfaites manifestations de mon intelligence. Je suis un mauvais peintre. Si je compare mes toiles à celles de la Renaissance, à celles de Raphaël par exemple, je me rends compte du désastre total de toute mon œuvre. Mais cela n'empêche que je suis, grâce à mon style, l'un des meilleurs artistes actuels.”

    S.a., Salvador Dalí, Une interview exceptionnelle Dalí se confesse, Arts, n. 674, Paris, 11/06/1958

    Pour en savoir plus

    Publifoto, le tableau L'Assomption de sainte-Cécile de Dalí sous une reproduction de Sainte-Catherine d'Alexandrie de Raphael dans l'atelier de la maison de Portlligat, c. 1955. Fundació Gala-Salvador Dalí. Figueres.
    Publifoto

  • Madone. L’oreille antimatière
    © Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres, 2018 Photo © 1987 The Metropolitan Museum of Art

    Description

    N° cat.:
    734
    Année:
    1958
    Technique:
    Huile sur toile
    Dimensions:
    225.7 x 191.1 cm
    Collection:
    The Metropolitan Museum of Art, New York

    En 1958, Dalí écrit le Manifeste de l'antimatière, où il précise que son monde iconographique n'explore plus désormais le monde intérieur de la période surréaliste, avec des références constantes à Sigmund Freud (1856-1939, médecin neurologue, père de la psychanalyse), mais se consacre à l'exploration du monde extérieur, celui de la physique. Dalí déclare que le nouveau père de cette science est le docteur Heisenberg, physicien qui a développé le principe d'incertitude, selon lequel il est impossible de connaître au même moment la vitesse et la position d'une particule. En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 734

    Obres de referència

    Madone Sixtine

    © bpk-Bildagentur

    Madone Sixtine, 1512
    Gemäldegalerie Alte Meister, Dresden

    Dalí Dixit

    “De la même façon qu'il m'avait été facile, du temps de ma scolarité avec Monsieur Trayter, de répéter l'expérience de voir " ce que je voulais " dans les taches d'humidité de la voûte, et que j'avais pu reproduire plus tard cette expérience avec les formes des nuages en mouvement de la tempête estivale au Molí de la Torre, au début de mon adolescence, ce pouvoir magique consistant à transformer le monde au-delà des limites des " images visuelles " s'ouvrit une voie jusqu'aux domaines sentimentaux de ma propre vie, de telle sorte que je parvins à maîtriser cette faculté thaumaturgique grâce à laquelle il m'était donné, à tout moment et en toute circonstance, toujours, de voir quelque chose de différent, ou, en revanche - ce qui revient au même -, " de voir toujours la même chose " dans des choses différentes “.

    Salvador Dalí, The Secret Life of Salvador Dalí, 1942

    Educa Dalí

    Dès l'enfance, Dalí montra une certaine fascination pour les jeux visuels et les effets d'optique. À l'école, son instituteur, Esteve Trayter, possédait plusieurs lentilles et appareils d'optiques qu'il montrait à ses élèves. Le petit Dalí s'en émerveilla tant et cette expérience fit une telle impression sur sa façon de voir la réalité qu'il en fut marqué pour toute la vie.

    Pour en savoir plus

    Description

    N° cat.:
    734
    Année:
    1958
    Technique:
    Huile sur toile
    Dimensions:
    225.7 x 191.1 cm
    Collection:
    The Metropolitan Museum of Art, New York

    En 1958, Dalí écrit le Manifeste de l'antimatière, où il précise que son monde iconographique n'explore plus désormais le monde intérieur de la période surréaliste, avec des références constantes à Sigmund Freud (1856-1939, médecin neurologue, père de la psychanalyse), mais se consacre à l'exploration du monde extérieur, celui de la physique. Dalí déclare que le nouveau père de cette science est le docteur Heisenberg, physicien qui a développé le principe d'incertitude, selon lequel il est impossible de connaître au même moment la vitesse et la position d'une particule. En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 734

    Dalí Dixit

    “De la même façon qu'il m'avait été facile, du temps de ma scolarité avec Monsieur Trayter, de répéter l'expérience de voir " ce que je voulais " dans les taches d'humidité de la voûte, et que j'avais pu reproduire plus tard cette expérience avec les formes des nuages en mouvement de la tempête estivale au Molí de la Torre, au début de mon adolescence, ce pouvoir magique consistant à transformer le monde au-delà des limites des " images visuelles " s'ouvrit une voie jusqu'aux domaines sentimentaux de ma propre vie, de telle sorte que je parvins à maîtriser cette faculté thaumaturgique grâce à laquelle il m'était donné, à tout moment et en toute circonstance, toujours, de voir quelque chose de différent, ou, en revanche - ce qui revient au même -, " de voir toujours la même chose " dans des choses différentes “.

    Salvador Dalí, The Secret Life of Salvador Dalí, 1942

  • Madone cosmique

    Madone cosmique

    c. 1958

    Madone cosmique
    © Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres, 2018

    Description

    N° cat.:
    746
    Année:
    c. 1958
    Technique:
    Huile sur toile
    Dimensions:
    152.4 x 91.4 cm
    Collection:
    Collection privée

    La Madone Sixtine de Raphaël est reproduite dans de nombreuses œuvres de Dalí, et la Madone cosmique en est un exemple parmi d'autres. Le sous-titre de l'œuvre renvoie à la thématique de l'oreille, celle de Van Gogh cette fois-ci, non celle d'un ange. En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 746

    Obres de referència

    Madone Sixtine

    © bpk-Bildagentur

    Madone Sixtine 1512
    Gemäldegalerie Alte Meister, Dresden

    Dalí Dixit

    “L'idée de l'ange me stimule. Car si Dieu est insaisissable, il est cosmique parce que ne pouvant être limité ; les anges eux ont des formes. Proton et neutron sont pour moi des éléments angéliques. Raphaël et saint Jean de la Croix sont proches des anges. Je cherche à me rapprocher du monde angélique par chasteté et la spiritualité hyper-esthétiques paranoïa-critiques de ces illustrations. Mon ascèse pour gagner le ciel.”

    André Parinaud, Salvador Dalí, Comment on devient Dalí, 1973.

    Educa Dalí

    Les anges sont récurrents dans l'œuvre de Raphaël ; chez Dalí également. Ceux de Salvador Dalí évoluent au point d'être représentés sous la forme de lavabos, comme ceux que l'on voit dans le patio du Théâtre-musée Dalí de Figueres. Il s'agit d'un ready-made - un objet ordinaire de la vie quotidienne est choisi par l'artiste, qui le sort de son contexte pour le situer dans un espace différent, où il acquiert une nouvelle signification poétique -, mais c'est aussi un clin d'œil à son ami et artiste admiré Marcel Duchamp (1887-1962), créateur du ready-made Fontaine (1917).

    Pour en savoir plus

    Description

    N° cat.:
    746
    Année:
    c. 1958
    Technique:
    Huile sur toile
    Dimensions:
    152.4 x 91.4 cm
    Collection:
    Collection privée

    La Madone Sixtine de Raphaël est reproduite dans de nombreuses œuvres de Dalí, et la Madone cosmique en est un exemple parmi d'autres. Le sous-titre de l'œuvre renvoie à la thématique de l'oreille, celle de Van Gogh cette fois-ci, non celle d'un ange. En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 746

    Dalí Dixit

    “L'idée de l'ange me stimule. Car si Dieu est insaisissable, il est cosmique parce que ne pouvant être limité ; les anges eux ont des formes. Proton et neutron sont pour moi des éléments angéliques. Raphaël et saint Jean de la Croix sont proches des anges. Je cherche à me rapprocher du monde angélique par chasteté et la spiritualité hyper-esthétiques paranoïa-critiques de ces illustrations. Mon ascèse pour gagner le ciel.”

    André Parinaud, Salvador Dalí, Comment on devient Dalí, 1973.

  • La Vierge de Guadalupe
    © Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres, 2018

    Description

    N° cat.:
    748
    Année:
    1958
    Technique:
    Huile sur toile
    Dimensions:
    200 x 130 cm
    Collection:
    Collection privée

    La peinture montre le visage de la Madone Sixtine de Raphaël se transformant en celui de Gala. Toutes deux bercent l'enfant Jésus de la même manière, et Dalí peint La Vierge de Guadalupe avec les formes douces, fines et harmonieuses si caractéristiques des toiles de Raphaël. En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 748

    Obres de referència

    Madone Sixtine

    © bpk-Bildagentur

    Madone Sixtine, 1512
    Gemäldegalerie Alte Meister, Dresden

    Dalí Dixit

    “Raphaël disait que, pour réussir un tableau, il faut penser à tout autre chose en maniant le pinceau. Ses ateliers étaient bondés de beaux personnages enlacés, de chanteurs, de musiciens, de poètes qui récitaient leurs vers. Quan le soir vient et que vous vous reculez pour regarder votre toile, soyez surpris par ce qui est né de vos doigts. Que le meilleur de vous surgisse d'un automatisme, alors que vos pensées ont navigué sur mille courants diaprés, changeants, sans cesse entrecroisés, navigation hasardeuse, délirante, d'îles en îles inattendues.”

    Louis Pauwels, Salvador Dalí, Les Passions selon Dalí, 1968.

    Educa Dalí

    Dans son livre 50 secrets magiques pour peindre, Dalí présente une série de conseils et de savoir-faire à l'intention des peintres et des artistes.

    Regarde les dix règles que propose Dalí aux futurs artistes et essaye de dresser ton propre décalogue.

    Dix règles pour celui qui eut être peintre

    1. Peintre, mieux vaut être riche que pauvre ; apprends donc comment faire naître de ton pinceau l'or et les pierres précieuses.
    2. Ne crains pas la perfection : tu ne l'atteindras jamais !
    3. Commence par apprendre à dessiner et à peindre comme les anciens maîtres. Tu pourras ensuite faire comme tu voudras, chacun te respectera.
    4. Ne jette pas aux orties ton œil, ta main ni ton cerveau, car tu auras besoin d'eux si tu deviens peintre.
    5. Si tu es de ceux qui croient que l'art moderne a surpassé Vermeer et Raphaël, ne lis pas ce livre et continue dans ta béate idiotie.
    6. Ne vomis pas sur ta peinture car c'est la peinture qui pourrait vomir sur toi quand tu seras mort.
    7. Pas de chef-d'œuvre dans la paresse !
    8. Peintre, peins !
    9. Peintre, ne bois pas d'alcool et ne chique le hachisch que cinq fois dans ta vie.
    10. Si la peinture ne t'aime pas, tout ton amour pour elle sera sans effet. »

    Salvador Dalí, 50 secrets of magic craftsmanship, 1948.

    Pour en savoir plus

    Salvador Dalí, page du manuscrit de 50 secrets magiques : tableau d'évaluation, c. 1947. Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres.

    © Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres, 2018

    Description

    N° cat.:
    748
    Année:
    1958
    Technique:
    Huile sur toile
    Dimensions:
    200 x 130 cm
    Collection:
    Collection privée

    La peinture montre le visage de la Madone Sixtine de Raphaël se transformant en celui de Gala. Toutes deux bercent l'enfant Jésus de la même manière, et Dalí peint La Vierge de Guadalupe avec les formes douces, fines et harmonieuses si caractéristiques des toiles de Raphaël. En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 748

    Dalí Dixit

    “Raphaël disait que, pour réussir un tableau, il faut penser à tout autre chose en maniant le pinceau. Ses ateliers étaient bondés de beaux personnages enlacés, de chanteurs, de musiciens, de poètes qui récitaient leurs vers. Quan le soir vient et que vous vous reculez pour regarder votre toile, soyez surpris par ce qui est né de vos doigts. Que le meilleur de vous surgisse d'un automatisme, alors que vos pensées ont navigué sur mille courants diaprés, changeants, sans cesse entrecroisés, navigation hasardeuse, délirante, d'îles en îles inattendues.”

    Louis Pauwels, Salvador Dalí, Les Passions selon Dalí, 1968.

    Pour en savoir plus

    Salvador Dalí, page du manuscrit de 50 secrets magiques : tableau d'évaluation, c. 1947. Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres.

    © Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres, 2018

  • Bataille dans les nuages
    © Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres, 2018

    Description

    N° cat.:
    860
    Année:
    c. 1979
    Technique:
    Huile sur toile
    Dimensions:
    100 x 100 cm Elément à gauche
    100 x 100 cm Elément à droite
    Collection:
    Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, Madrid

    Si la plupart des influences de Raphaël sur l'œuvre de Dalí concernent les madones, on constate dans ce cas que le peintre de l'Empordà met à profit une scène de La bataille de Constantin contre Maxence pour reproduire les corps et les mouvements des personnages. En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 860

    Obres de referència

    Bataille de Constantin contre Maxence

    Foto Copyright © Musei Vaticani

    Bataille de Constantin contre Maxence 1520-1524
    Musei vaticani, Rome

    Dalí Dixit

    “J.M. - Comment a évolué votre manière de peindre ?

    S.D. -Au moment du surréalisme des années 30, ma peinture était un pur automatisme imaginatif. Ça venait tout seul, comme d'une source. Aujourd'hui, c'est différent : j'utilise une technique photographique. Chaque tableau est défini d'avance par une structure parfaitement géométrique. En ce moment, je peins des tableaux stéréoscopiques, en utilisant deux miroirs qui reflètent deux photographies, comme les anciens, Vermeer par exemple. J'obtiens des visions et des couleurs uniques. Pour résumer, autrefois je peignais la fantaisie de la réalité. Aujourd'hui, je peins la réalité de la fantaisie... “

    Jacques Michel, Salvador Dalí, “Salvador Dalí et son musée”, Le Monde, Paris, 03/10/1974

    Educa Dalí

    La stéréoscopie est le résultat de la vision de deux images presque identiques placées côte à côte. Chaque œil regarde une des images et le cerveau les englobe, produisant la sensation de profondeur, de relief, de trois dimensions.

    Enthousiasmé par cette technique, Dalí produit des couples de toiles qui paraissent identiques mais ne le sont pas. Il décale légèrement le centre de chacune des deux images par rapport au regard du spectateur en en modifiant les couleurs. Ainsi, quand on regarde les images en même temps, on n'en voit plus qu'une seule en profondeur, en trois dimensions.

    Pour en savoir plus

    Description

    N° cat.:
    860
    Année:
    c. 1979
    Technique:
    Huile sur toile
    Dimensions:
    100 x 100 cm Elément à gauche
    100 x 100 cm Elément à droite
    Collection:
    Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, Madrid

    Si la plupart des influences de Raphaël sur l'œuvre de Dalí concernent les madones, on constate dans ce cas que le peintre de l'Empordà met à profit une scène de La bataille de Constantin contre Maxence pour reproduire les corps et les mouvements des personnages. En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 860

    Dalí Dixit

    “J.M. - Comment a évolué votre manière de peindre ?

    S.D. -Au moment du surréalisme des années 30, ma peinture était un pur automatisme imaginatif. Ça venait tout seul, comme d'une source. Aujourd'hui, c'est différent : j'utilise une technique photographique. Chaque tableau est défini d'avance par une structure parfaitement géométrique. En ce moment, je peins des tableaux stéréoscopiques, en utilisant deux miroirs qui reflètent deux photographies, comme les anciens, Vermeer par exemple. J'obtiens des visions et des couleurs uniques. Pour résumer, autrefois je peignais la fantaisie de la réalité. Aujourd'hui, je peins la réalité de la fantaisie... “

    Jacques Michel, Salvador Dalí, “Salvador Dalí et son musée”, Le Monde, Paris, 03/10/1974

    Pour en savoir plus

  • D'après «L'École d'Athènes» et «L'incendie du Borgo» de Raphaël. Œuvre stéréoscopique
    © Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres, 2018

    Description

    N° cat.:
    896
    Année:
    c. 1979
    Technique:
    Huile sur panneau de bois contreplaqué
    Dimensions:
    32 x 43 cm Elément à gauche
    32 x 43 cm Elément droite
    Collection:
    Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres

    L'École d'Athènes et L'incendie du Borgo sont deux des fresques les plus connues de l'artiste d'Urbino. Elles se trouvent dans les Salles de Raphaël au Musées du Vatican, qui à l'époque étaient les dépendances du pape Jules II (1503-1513). En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 896

    Obres de referència

    L’École d’Athènes

    Foto Copyright © Musei Vaticani

    L'École d'Athènes c. 1509-1511
    Musei Vaticani, Rome

    L’incendie du Borgo

    Foto Copyright © Musei Vaticani

    L'incendie du Borgo 1514
    Musei Vaticani, Rome

    Dalí Dixit

    “Une autre des nouveautés de la vie de Dalí est l'holographie, qui sera également présente au Musée Dalí : c'est la troisième dimension totale, sur la base de d'informations, d'interférences lumineuses, qui permettront de reconstruire la réalité visuelle avec tous ses problèmes et toutes ses merveilleuses possibilités. C'est là le travail de Dennis Gabor, un prix Nobel dont j'ai eu la chance de faire la connaissance. J'ai conçu avec lui cinq hologrammes, soit ce qu'on peut faire de plus moderne ; ce sont les premiers jamais réalisés par un artiste. Le musée de Figueres aura le privilège d'exposer pour la première fois l'un d'eux. Aussi je souhaite que ce soit un musée ultra-local, ce qui lui permettra de devenir universel”.

    Xian de Andrade, Salvador Dalí, “Dalí, sus dos caras y su museo”, Sábado Gráfico, Madrid, 17/06/1972.

    Educa Dalí

    La volonté de recréer la profondeur et la troisième dimension amena Dalí à collaborer avec le prix Nobel de physique Dennis Gabor (1900-1979) pour créer le premier hologramme artistique de l'histoire. Ultérieurement, ils finirent par réaliser différentes pièces holographiques afin de recréer des œuvres en trois dimensions absolument novatrices. La technique de l'holographie est d'une grande complexité et, par ces travaux, Dalí s'imposait une fois de plus comme un maître pionnier dans son domaine.

    Pour en savoir plus

    Description

    N° cat.:
    896
    Année:
    c. 1979
    Technique:
    Huile sur panneau de bois contreplaqué
    Dimensions:
    32 x 43 cm Elément à gauche
    32 x 43 cm Elément droite
    Collection:
    Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres

    L'École d'Athènes et L'incendie du Borgo sont deux des fresques les plus connues de l'artiste d'Urbino. Elles se trouvent dans les Salles de Raphaël au Musées du Vatican, qui à l'époque étaient les dépendances du pape Jules II (1503-1513). En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 896

    Dalí Dixit

    “Une autre des nouveautés de la vie de Dalí est l'holographie, qui sera également présente au Musée Dalí : c'est la troisième dimension totale, sur la base de d'informations, d'interférences lumineuses, qui permettront de reconstruire la réalité visuelle avec tous ses problèmes et toutes ses merveilleuses possibilités. C'est là le travail de Dennis Gabor, un prix Nobel dont j'ai eu la chance de faire la connaissance. J'ai conçu avec lui cinq hologrammes, soit ce qu'on peut faire de plus moderne ; ce sont les premiers jamais réalisés par un artiste. Le musée de Figueres aura le privilège d'exposer pour la première fois l'un d'eux. Aussi je souhaite que ce soit un musée ultra-local, ce qui lui permettra de devenir universel”.

    Xian de Andrade, Salvador Dalí, “Dalí, sus dos caras y su museo”, Sábado Gráfico, Madrid, 17/06/1972.

  • À la recherche de la quatrième dimension
    © Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres, 2018

    Description

    N° cat.:
    908
    Année:
    c. 1979
    Technique:
    Huile sur toile
    Dimensions:
    122.5 x 246 cm
    Collection:
    Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres

    Il s'agit d'un tableau énigmatique où l'on trouve différents éléments daliniens du passé et du présent, fusionnés en plusieurs références artistiques au sein de la variable espace-temps. En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 908

    Obres de referència

    L’École d’Athènes

    Foto Copyright © Musei Vaticani

    L'École d'Athènes c. 1509-1511
    Musei Vaticani, Rome

    Educa Dalí

    Le titre de la toile À la recherche de la quatrième dimension nous rapproche du désir qu'avait Dalí d'explorer une nouvelle dimension en intégrant la variable espace-temps, question qu'abordent plusieurs de ses œuvres.

    On le voit surtout développé avec la figure de l'hypercube, qui serait la représentation géométrique d'un cube dans la quatrième dimension. Un espace en quatre dimensions ou 4D est une extension mathématique du concept d'espace tridimensionnel ou 3D. L'espace tridimensionnel est la généralisation la plus simple possible de l'observation, où seuls trois nombres, appelés dimensions, sont nécessaires pour décrire les mesures ou les emplacements d'objets du monde quotidien. Par exemple, on calcule le volume d'un cube en en mesurant la longueur, la largeur et la profondeur.

    Pour sa part, l'espace à quatre dimensions comprendrait les variables présentes dans l'espace tridimensionnel, plus la variable espace-temps. Tout cela peut sembler assez complexe, mais c'est normal ! Le concept 4D nous est totalement étranger car nous sommes habitués à représenter notre monde dans les trois dimensions physiques.

    Pour en savoir plus

    • Elliot H. King. Liquid Desires. NGV: Melbourne

    Description

    N° cat.:
    908
    Année:
    c. 1979
    Technique:
    Huile sur toile
    Dimensions:
    122.5 x 246 cm
    Collection:
    Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres

    Il s'agit d'un tableau énigmatique où l'on trouve différents éléments daliniens du passé et du présent, fusionnés en plusieurs références artistiques au sein de la variable espace-temps. En lire plus

    Veure fitxa núm. cat. 908

    Pour en savoir plus

    • Elliot H. King. Liquid Desires. NGV: Melbourne
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