Explosion de foi mystique au centre d’une cathédrale

Œuvre choisie
L’ascensió de Santa Cecília
© Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí, Figueres, 2018

Références de l’œuvre de Raphaël

Raphaël, Sainte Catherine d'Alexandrie, c. 1507. The National Gallery, Londres.
© The National Gallery, London

Raphaël, Sainte Catherine d'Alexandrie, c. 1507. The National Gallery, Londres.
© The National Gallery, London

Plus d’informations sur l’œuvre

Sur l’œuvre

L’ascensió de Santa Cecília
Œuvre choisie
Titre
L'Assomption de Sainte-Cécile
Auteur
Salvador Dalí
N° cat.
752
Date
1959-1974
Technique
Huile sur toile
Dimensions
225 x 163 cm
Aller à la fiche de l’œuvre

Centre d’études daliniennes et Département Conservation et Restauration

Placée sous la coupole, Sans titre. La basilique Saint-Pierre. Explosion de foi mystique au centre d'une cathédrale est l'une des œuvres les plus cachées et méconnues du Théâtre-Musée Dalí. L'artiste la présente au public aux alentours de 1974, quand le musée ouvre ses portes pour la première fois, mais on sait qu'elle est restée dans l'atelier de Portlligat durant près de quinze ans.

Ce tableau fait partie intégrante de l'installation intitulée Christ twisté, créée par Dalí et placée de sorte à ne pouvoir être observée qu'au travers d'un miroir. Cette toile de grande dimension montre l'image nébuleuse d'une vierge, semblable à la figure centrale de L'assomption de sainte Cécile, se dressant au cœur de la basilique Saint-Pierre de Rome. Ce tableau témoigne encore une fois de la façon dont Dalí, dans ses œuvres, réinterprète au fil du temps un même sujet, comme ici la Sainte Catherine d'Alexandrie de Raphaël. Nous conservons d'ailleurs un dessin au crayon du visage de sainte Catherine, réalisé sur une feuille plastifiée à l'aide d'une grille d'agrandissement, d'après une reproduction de cette même image figurant dans un livre sur Raphaël.

La bande inférieure centrale de la toile, qui montre une procession, est inachevée. L'artiste a probablement emprunté cette communion cérémonieuse, où l'on reconnaît un portrait de Gala, aux revues illustrées qui publiaient des photographies des messes célébrées dans la basilique Saint-Pierre de Rome.

Le tableau présente une composition harmonieuse et équilibrée. La perspective aérienne, d'une grande profondeur, est mise en valeur par la lumière de la nef centrale de la basilique et les couleurs de base du personnage - rouge, bleu, vert et jaune - rappellent celles de la sainte Cécile de Dalí et de la sainte Catherine de Raphaël. Mais on retiendra surtout cette explosion de lumière jaune et blanche au centre de la toile, ce point qui attire inexorablement le regard à travers le miroir caché derrière l'autel, sous la coupole du Théâtre-Musée.