Nouvelles. Information sur l'exhumation de la dépouille de Salvador Dalí

Figueres, le 21 Juillet 2017

La Fondation Dalí vous informe que, dans la nuit du 20 au 21 juillet 2017, il a été procédé à l'exhumation de la dépouille de Salvador Dalí qui repose sous la coupole du Théâtre-Musée Dalí à Figueres; cette procédure n'a pas eu d'incidence.

Voilà le video de la conference de presse en Catalan, Espagnol et Français.

Au cours de la nuit du 20 au 21 Juillet nous avons procédé à l'exhumation des restes de Salvador Dalí qui reposent sous la coupole du Théâtre-Musée Dalí à Figueres, sans incidents.

Le cours des événements a eu lieu comme suit :

À 20 heures l'entourage de la cour a été reçu par la Fondation Dalí à la porte du musée. L'entourage de la cour était composé par le Secrétaire judiciaire de Figueres, trois représentants de l'Institut de médecine légale, deux représentants des services funéraires, qui sont entrés au musée avec que les avocats des parties du processus (État espagnol, Fondation Dalí et Mme Abel) et des représentants de la Fondation et une équipe technique de la même Fondation.

Le processus d'exhumation a commencé avec installation de deux tentes pour maximiser la discrétion et la confidentialité. Les assistants ont été obligés de livrer les appareils mobiles et électroniques pour éviter l'enregistrement d'images.

Ensuite, une poulie a été mise en place pour soulever la pierre tombale qui est sous la coupole du musée et ont a procédé à son soulèvement sans incidents.

A partir de ce moment-là, une représentation réduite des parties du processus ont resté à l'intérieur des tentes.

Après avoir soulevé la pierre tombale on a accédé au cercueil à deux mètres de profondeur. Et puis les spécialistes ont procédé à son ouverture.

Après l'extraction d'échantillons biologiques par les médecins légistes, on a refermé le cercueil pour le ramener à sa position d'origine. Immédiatement après on a procédé au repositionnement de la pierre tombale, concluant ainsi l'intervention judiciaire.

Le processus d'exhumation ayant définitivement conclu, on a procédé au nettoyage à fin que le musée puisse être prêt à ouvrir dans son horaire régulier à 9 heures du matin.

La procédure a été conçue au but d'essayer de minimiser l'impact sur le bâtiment du musée, un bâtiment protégé et catalogué, sur le tombeau de Salvador Dalí et sa dépouille mortelle, essayant à tout moment de sauvegarder - au plus possible - l'intimité et la mémoire du Maître.

Cette exhumation a été ordonnée par le Tribunal de Première instance n° 11 de Madrid et a été exécutée par le Tribunal de Première instance n° 8 de Figueres.

Cette exhumation a été sollicitée par Pilar Abel Martínez dans le cadre de la procédure judiciaire qu'elle a engagée pour demander à être reconnue comme la fille de Salvador Dalí, procédure acceptée par le Tribunal, malgré l'opposition de la Fondation et de l'État espagnol qui se sont constitués parties défenderesses.

Pour refuser ladite exhumation, la Fondation a présenté en date du 30 juin 2017 un recours gracieux qui n'a pas permis sa suspension. Ce recours, appuyé par l'État espagnol, n'a toujours pas été examiné et l'exhumation a eu lieu.

Le 7 juillet 2017, la Fondation a reçu en fin de matinée un ordre de comparution et une injonction pour se présenter le 20 juillet 2017, à 9H30, sur les lieux de l'exhumation, sa présence étant requise pour permettre à la délégation judiciaire d'accéder à la dépouille de l'artiste et pour indiquer si elle allait elle-même prendre en charge les travaux nécessaires à ladite procédure.

Le mardi suivant (11 juillet), la Fondation a communiqué l'ordre de comparution et l'injonction à la Mairie de Figueres, puisque celle-ci est propriétaire du Théâtre-Musée Dalí, s'agissant d'un bâtiment classé et supposant que l'exhumation nécessiterait des travaux. La mairie a refusé après un délai de trois jours, invoquant les permis et autorisations municipaux qui seraient exigés pour la réalisation de ces travaux.

Après avoir reçu l'ordre de comparution et l'injonction, la Fondation a mené une étude sur les travaux qui devaient être réalisés dans le Théâtre-Musée pour procéder à l'exhumation, sur le meilleur moyen d'accès à la dépouille de Salvador Dalí et sur les moyens et le matériel nécessaires à ces fins, ainsi que sur les inconvénients que représentent cette procédure sachant que le musée est ouvert au public et accueille un grand nombre de visiteurs à cette époque de l'année, dont beaucoup ont déjà réservé, confirmé et payé leurs tickets. Parallèlement, la Fondation, souhaitant limiter les préjudices que pourraient subir les visiteurs qui se déplacent à Figueres pour visiter le musée, a stoppé les réservations et ventes de tickets à l'avance pour le 20.

À la lumière de cette étude, il s'est avéré qu'il était plus que problématique de procéder aux travaux d'exhumation le 20 juillet, à 9H30. La Fondation a donc contacté le Tribunal pour lui indiquer les inconvénients considérables, les préjudices importants et les risques pour la sécurité et l'ordre public que l'exhumation causerait et a refusé de la prendre en charge et d'en assumer la responsabilité, en proposant qu'elle soit effectuée en dehors des horaires d'ouverture du musée, soit le 20 juillet pendant la nuit par exemple, ou bien pendant une autre nuit du mois de juillet, soit un lundi à partir d'octobre, quand le musée est fermé.

Finalement, compte tenu des arguments déployés par la Fondation, le Tribunal a accepté le 18 juillet dernier de réaliser l'exhumation le 20 juillet pendant la nuit. Dans ces conditions, la Fondation a accepté de prendre en charge les travaux afin de s'assurer que tout soit mis en place pour préserver les œuvres de Dalí.

Suite à la réalisation de l'exhumation, la Fondation souligne ce qui suit :

Elle considère que cette procédure est totalement inappropriée, pour les raisons exposées dans son recours en révision.

La décision judiciaire qui a été accordée manque de motifs et de fondement.

Il n'existe aucun indice selon lequel la revendication de la partie demanderesse, représentée par Pilar Abel Martínez, repose sur un quelconque fondement, puisque le seul élément apporté est de nature notariale et provient d'une femme qui se dit être une amie de sa mère, affirmant que celle-ci lui a déclaré que le père de sa fille était Salvador Dalí.

Avant d'accorder une procédure aussi invasive que l'exhumation de Salvador Dalí au musée, il aurait fallu exiger que, comme l'avaient proposé la Fondation et l'État espagnol, la partie demanderesse, représentée par Pilar Abel Martínez, fasse une demande de test de comparaison de son ADN à celui de son père légal (déjà décédé) ou à celui de son frère, afin d'apporter ainsi un élément solide stipulant qu'elle n'est ni la fille, ni la sœur de ces individus.

Malgré son désaccord total avec cette procédure, la Fondation Dalí a respecté les décisions judiciaires et a collaboré à la réalisation de l'exhumation. Toutefois, la Fondation ne partage pas que ni la partie demanderesse lors de sa demande, ni le Tribunal de Première instance n° 11 de Madrid lors de l'acceptation de cette demande, n'aient prévu d'adapter son exécution au lieu dans lequel repose le corps de Salvador Dalí, à savoir le Théâtre-Musée de Figueres (qui accueille à cette époque de l'année près de 4000 visiteurs par jour), sachant qu'il s'agit d'un bâtiment classé appartenant à la municipalité. La Fondation remercie également le Tribunal de Première instance n° 8 de Figueres qui a été un précieux médiateur ayant permis que l'exhumation soit effectuée à un horaire nocturne.

En outre, la Fondation se réserve le droit de mener les actions nécessaires pour exiger et établir l'imputabilité des responsabilités engagées comme conséquence des importants préjudices et dépenses que cette exhumation a causés.

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Conférence de Presse du 21 Juillet 2017 Conférence de Presse du 21 Juillet 2017

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