1. Technique de gravure en creux par incision indirecte, réalisée au moyen d’un mordant – acide nitrique ou chlorure ferrique – qui attaque la trace laissée par le burin sur une plaque d’acier ou de cuivre, préalablement protégée par une couche de vernis. Le liquide corrosif agit sur les parties découvertes de la plaque et pénètre dans les incisions, facilitant ensuite l’encrage.
Feuille imprimée placée à la fin du livre indiquant le nom de l’imprimeur et des autres ateliers éventuels, la date d’impression et autres informations relatives à l’impression de l’édition. \À différence de l’achevé d’imprimer, qui indique généralement le nom de l’imprimeur, le lieu de l’impression et la date à laquelle celle-ci a été terminée, le colophon donne des renseignements variant en fonction des ateliers et des habitudes locales. L’achevé d’imprimer est souvent appelé abusivement colophon*, y compris par les librairies et les catalogueurs spécialisés.
Technique de gravure en creux par incision indirecte, variante de la gravure à l’eau-forte, qui permet d’obtenir différentes tonalités pouvant imiter l’aquarelle. Elle est presque toujours utilisée en combinaison avec l’eau-forte. Ce procédé consiste essentiellement à protéger partiellement la plaque de cuivre avec un vernis de grains de résine, saupoudrés à la surface. La plaque est ensuite chauffée uniformément avant d’être soumise à la morsure de l’acide. La résine étant imperméable à l’acide, seules sont gravées les parties exposées entre les grains de poudre, qui retiennent suffisamment d’encre pour produire, à l’impression, un effet de lavis.
De manière générale, toutes les formes d’expression ou de représentation originale d’éléments visuels sur un support opaque ou transparent relèvent de la dénomination générique d’« art graphique ». Cependant, dans l’usage courant, ce terme désigne surtout les œuvres obtenues par la reproduction d’éléments visuels au moyen de procédés artisanaux ou industriels. Il englobe ainsi les différents procédés, techniques et spécialités impliqués dans la réalisation d’une œuvre imprimée, laquelle se caractérise par la possibilité d’obtenir une multiplicité d’images identiques et reproductibles.
Limage oblique des bords droits de la plaque métallique (généralement en cuivre) avant estampage. Cette opération est réalisée pour éviter que le papier ne se déchire sous la pression de la presse.
Outil de gravure en acier, pointu, qui, contrairement à la pointe sèche, incise directement la matrice métallique sans laisser de barbe. Les gravures au burin se distinguent par la netteté du trait.
Procédé de reproduction d’un dessin utilisant différents moyens de transfert – feuille de papier transparent, papier carbone ou équivalent –, permettant de copier les lignes essentielles du dessin original sur un autre support.
CELLULOTYPIE / GRAVURE À LA POINTE SÈCHE SUR CELLULOÏD, GRABADO A LA PUNTA SECA SOBRE CELULOIDE
Procédé simplifié destiné à l’enseignement de la gravure à la pointe sèche, utilisant une matrice en celluloïd et non en métal. La matrice incisée, transparente, est imprimée de la même manière qu’une gravure chalcographique, avec de l’encre chalcographique ou un mélange de liant et de pigments colorés. Voir également ÉPREUVE AU GRAPHITE.
Terme générique désignant l’art de graver sur des plaques métalliques, englobant tous les types de gravure sur plaques de métal, imprimées au moyen d’une presse à taille-douce. Il inclut tous les procédés directs (burin, pointe sèche) et indirects (eau-forte, aquatinte, etc.). Voir également TAILLE-DOUCE. Dans le domaine muséal, désigne l’endroit où sont conservés les éléments ayant servi à l’impression. Exemple : la Chalcographie Nationale d’Espagne.
Technique utilisant deux supports papier pour recevoir l’impression de l’estampe : un papier très fin – autrefois importé de Chine –, associé à un papier d’imprimerie plus large et plus épais. Les deux feuilles sont placées sur la plaque encrée et imprimées simultanément. La pression de la presse les fait adhérer l’une à l’autre, la feuille la plus fine étant placée sur le dessus. Ce procédé apporte au fond une grande délicatesse, qui met en valeur l’image imprimée.
Terme général désignant l’élément destiné à l’impression, qu’il s’agisse d’une plaque métallique ou d’un autre matériau, constitué d’un seul tenant. En photographie : les clichés photographiques de reproduction peuvent être positifs ou négatifs, au trait ou tramés ; ils servent à la préparation du cliché d’impression définitif pour l’impression typographique et l’offset. En impression typographique : les clichés sont les blocs portant les éléments de l’image à imprimer, en relief et à l’envers. On distingue les clichés au trait (ligne, trait ou plume) et les clichés tramés, dits directs. En offset : les clichés correspondent aux plaques d’impression, généralement en zinc ou en aluminium.
Document formalisant l’accord entre l’artiste et l’éditeur pour la réalisation de l’édition d’une œuvre, et fixant ses modalités (nombre d’exemplaires, matériaux, dimensions, etc.).
1. Technique de gravure en creux par incision indirecte, réalisée au moyen d’un mordant – acide nitrique ou chlorure ferrique – qui attaque la trace laissée par le burin sur une plaque d’acier ou de cuivre, préalablement protégée par une couche de vernis. Le liquide corrosif agit sur les parties découvertes de la plaque et pénètre dans les incisions, facilitant ensuite l’encrage. 2. Plaque gravée selon ce procédé. 3. Estampe ou gravure obtenues par ce procédé.
Désigne une édition de multiples dont le nombre a été déterminé à l’avance par l’artiste et l’éditeur, et qui ne peut être augmentée ultérieurement. Les exemplaires constituant cette édition sont généralement numérotés, dans l’ordre. L’édition à tirage limité peut concerner une seule œuvre ou un ensemble d’œuvres imprimées simultanément à partir d’une même planche. Une fois l’édition à tirage limité terminée, les plaques ou moules sont généralement rendus inutilisables ou détruits.
Personne physique ou morale qui, en collaboration avec l’artiste, réalise l’édition d’une œuvre imprimée en prenant en charge le processus de production et la diffusion de l’ouvrage.
Ensemble des représentations graphiques d’un ouvrage, pouvant être considérées individuellement. Ils incluent les vignettes ou autres éléments illustratifs susceptibles de figurer dans les pages imprimées de l’ouvrage.
Ref.: SOUSA (2004 : 352).
EMPREINTE / CUVETTE, HUELLA
Marque laissée sur le support à la suite de l’impression ou de l’estampage de la matrice. En gravure chalcographique, désigne plus particulièrement l’empreinte laissée par le biseau de la plaque métallique sur le papier. Également appelée CUVETTE.
Action consistant à appliquer de l’encre. En chalcographie, l’encre est déposée à la surface de la matrice à l’aide d’une poupée, de façon à bien pénétrer dans les sillons. L’excédent est ensuite retiré à l’aide d’un chiffon en tarlatane, de sorte à ne conserver que l’encre déposée dans les incisions. L’encrage à la poupée désigne l’application de plusieurs couleurs d’encre sur une même matrice, permettant l’impression en un seul passage. Voir POUPÉE, À LA.
Ref.: SOUSA (2004 : 372), VIVES (2000 : 184).
ÉPREUVE, PRUEBA
Toute copie obtenue à partir d’un élément imprimant. Impression réalisée au cours du processus de création, avant achèvement de la matrice et avant le tirage définitif.
ÉPREUVE AU GRAPHITE, PRUEBA AL GRAFITO
Également appelée épreuve « au noir de fumée » ou « à la cire ». Épreuve obtenue à partir d’une matrice incisée, imprimée à l’aide de poudre de graphite ou de pigments de noir de fumée, mêlés à un liant. La poudre de graphite ou les pigments sont appliqués dans les incisions, puis reportés sur le papier ou sur un autre support au moyen d’une presse, ou par « impression par frottage », procédé consistant à frotter le verso de la feuille de papier à l’aide d’un brunissoir. Ce procédé a été particulièrement utilisé avec des plaques ou feuilles de celluloïd, une matrice transparente. Voir GRAVURE À LA POINTE SÈCHE SUR CELLULOÏD.
Ref.: RMM (1992 : 34-35).
ÉPREUVE D’ARTISTE, PRUEBA DE ARTISTA (E.A. / P.A.)
Exemplaires d’une édition originale traditionnellement réservés à l’artiste, identifiés par les lettres E.A. ou P.A.
Épreuve tirée par l’artiste au fur et à mesure de l’avancement du travail sur la matrice, avant le tirage définitif. En général, l’état de l’exemplaire catalogué, par rapport à l’estampe définitive, est précisé.
Ref.: VIVES (2015 : 173-176, 220, 322).
ÉPREUVE D’ESSAI, PRUEBA DE ENSAYO
Épreuve réalisée après l’achèvement du travail, dans le but d’ajuster la pression, le papier ou l’encrage en vue du tirage définitif.
Ref.: VIVES (2015 : 176, 322).
ÉPREUVE AVEC REMARQUES, PRUEBA CON REMARQUES
Épreuve de travail incluant des croquis ou des essais dessinés dans les marges de l’œuvre, généralement supprimés avant le tirage définitif.
Ref.: BÉGUIN (1998 : 133).
ÉTAT DÉFINITIF / BON À TIRER (B.A.T), PRUEBA DEFINITIVA / BON A TIRER (B.A.T)
Épreuve présentant la facture définitive de l’œuvre, destinée à être reproduite par l’imprimeur lors du tirage de l’édition. Généralement identifiée par la mention « B.A.T », issue de la terminologie française.
Ref.: BÉGUIN (1998 : 136) VIVES (2015 : 176).
ESTAMPE (GRAVURE), ESTAMPA
Image obtenue par l’impression d’une plaque gravée. Œuvre transférée sur papier ou sur un autre support au moyen d’un procédé d’impression. 2. Œuvre d’art imprimée, réalisée par l’artiste ou sous sa direction. 3. Impression hors texte, tirée sur une feuille de papier indépendante.
Souvent, durant le processus de création d’une estampe, plusieurs épreuves sont imprimées pour observer la progression du travail. Chaque état donne lieu à une impression, qui montre les modifications successives apportées à la plaque, qu’elles aient été exécutées par l’artiste ou non.
Chaque œuvre issue d’une même édition originale à tirage limité. Chaque exemplaire doit être identifié de manière appropriée, par un numéro unique permettant de le distinguer des autres exemplaires de l’édition.
Image ou marque de propriété, généralement située sur la page de garde d’un livre, se présentant sous la forme d’une mention manuscrite ou d’une gravure en vignette collée sur la page, indiquant le propriétaire de l’ouvrage. Depuis la fin du xixe siècle, les ex-libris sont fréquemment rassemblés en collections et conservés comme estampes indépendantes des livres dont ils proviennent.
Marque ou empreinte visible sur une feuille de papier – surtout par transparence –, généralement apposée par le fabricant du papier. Également appelé MARQUE D’EAU.
Estampe occupant toute la page figurant en regard de la page de titre du livre. Parfois imprimée séparément, elle est alors insérée à la main. Page illustrée, placée autrefois au début du livre.
1. Art de pratiquer des incisions en creux. 2. Procédés de gravure. 3. Reproduction d’images au moyen de plaques gravées par des procédés manuels ou mécaniques, artistiques ou industriels. 4. Image obtenue par l’un de ces procédés.
La gravure au burin s’effectue sans utiliser d’acide, par l’incision directe de la plaque à l’aide du burin. Le burin est un outil en acier, caractérisé par sa section carrée ou losangique.
Procédé de reproduction de photogravures. L’héliogravure est une variante photomécanique de l’eau-forte, se distinguant par le fait qu’elle est gravée en creux. Le principe est similaire à celui de l’aquatinte : on pulvérise uniformément à la surface de la plaque métallique du bitume de Judée ; le bitume se fixe sur le métal sous l’effet de la chaleur ; la plaque est ensuite recouverte d’une couche de gélatine bichromatée, substance photosensible insoluble dans l’eau après exposition à la lumière ; le négatif de l’image est projeté sur la gélatine, les zones correspondant au dessin ne recevant pas de lumière. Les traits du dessin apparaissent après élimination de la gélatine, une fois la plaque nettoyée à l’eau tiède. La plaque est ensuite plongée dans un bain d’acide pour graver les demi-teintes, comme pour l’aquatinte. Il s’agit d’un procédé à mi-chemin entre l’aquatinte traditionnelle et la photogravure.
HORS COMMERCE (H.C.), PRUEBA FUERA DE COMERCIO / HORS COMMERCE (H.C.)
Épreuves non destinées à la vente, réservées à l’artiste ou à l’imprimeur. Généralement identifiées par la mention « H.C. », issue de la terminologie française.
Terme général désignant l’ensemble des procédés d’impression à plat, n’utilisant ni matrice en relief, ni matrice en creux. Comprend la lithographie, l’offset, la phototypie, etc., mais s’applique surtout à la lithographie.
Substance colloïdale permettant la cohésion et la viscosité des pigments des encres et des peintures.
Ref. : BÉGUIN (1998 : 181), CLARKE (2001 : 30).
LIVRE D’ARTISTE / LIVRE DE PEINTRE LIBRO DE ARTISTA
Livre dont la conception et la réalisation sont étroitement liées à un artiste plasticien — en particulier un peintre, un sculpteur ou un graveur. Il s’agit le plus souvent d’un livre illustré, au moyen de procédés manuels de gravure. Aujourd’hui, le terme englobe des formes plus variées et hétérogènes, dont le point commun réside dans la volonté de mettre en œuvre différentes formes d’expression artistique à travers le format livre.
1. Technique d’impression à plat permettant la reproduction de plusieurs exemplaires à partir d’un tracé sur pierre (pierre calcaire de Bavière) ou sur plaque en zinc, à l’aide d’une encre grasse faite d’un mélange de gomme arabique et d’acide nitrique. La particularité de cette technique réside dans la répulsion mutuelle entre la graisse et l’eau qui permet, lors de l’encrage, que l’encre adhère uniquement aux zones grasses du tracé et qu’elle soit rejetée par les zones absorbantes de la matrice. 2. Image obtenue par ce procédé.
Second estampage d’une planche sans la réencrer, donnant une impression à faible densité d’encre. Peut aussi désigner les feuilles d’essai d’encre avant l’estampage définitif.
Support de base de tout procédé d’estampage (plaque en métal, en pierre, en celluloïd, etc.), réalisé par l’artiste ou sous sa supervision. La matrice permet l’encrage et le transfert de l’encre sur le support final de l’œuvre, généralement en papier.
Technique d’impression artistique consistant à transférer sur un support papier une image unique, préalablement peinte ou dessinée sur une plaque, le plus souvent à surface lisse, non travaillée par des procédés de gravure. Il est parfois possible d’obtenir une seconde impression sensiblement plus pâle. Voir MACULATURE.
Numéro d’identification attribué à chaque exemplaire d’une édition numérotée. En règle générale, le numéro d’exemplaire est inscrit dans la marge inférieure gauche de la feuille et est suivi du dénominateur, qui correspond au nombre total d’exemplaires de l’édition limitée.
Système indiquant, par écrit et en chiffres, le nombre d’impressions réalisées à partir d’une même matrice, permettant d’établir la limite du tirage et sa justification.
Procédé indirect d’impression à plat, fondé sur les principes de la lithographie — dont le phénomène de répulsion entre l’eau et les encres grasses — dans lequel le support papier n’entre pas en contact direct avec les éléments imprimants. L’image est transférée sur le papier par l’intermédiaire d’un cylindre en caoutchouc, qui reçoit lui-même l’image de la plaque encrée. Ce procédé permet la reproduction industrielle de la lithographie.
Support caractéristique de l’estampage. Il est fabriqué à partir de fibres végétales mélangées à de l’eau pour former une pâte, laquelle, soumise à différentes opérations, est transformée en un support souple et résistant.
Papier satiné et verni, recouvert sur une ou sur les deux faces, d’un enduit spécial destiné à rendre la surface plus lisse. Il est principalement utilisé pour les revues et les ouvrages comportant des gravures ou des photographies.
Papier traditionnellement de grande qualité, originaire du Japon. Le papier japonais est fabriqué à partir d’une pâte provenant de la couche interne de l’écorce du mûrier, de fibres de gampi ou d’autres arbres. Cette pâte est mélangée à une petite quantité de farine de riz — un liant utilisé exclusivement par les fabricants de papier japonais —, qui augmente la viscosité du papier et empêche l’encre de traverser le support.
Papier fabriqué à l’aide d’un moule en fils métalliques, laissant apparaitre à sa surface la marque du tamis — les pontuseaux verticaux et les vergeures horizontales.
Peau d’animal – brebis, chèvre ou veau − travaillée au moyen de divers procédés de nettoyage, de raclage et de séchage, afin d’être utilisée comme support pour l’écriture et le dessin.
Ensemble de procédés photomécaniques de gravure utilisant un cliché photographique sur des plaques de zinc, de cuivre, etc. Dans la photogravure typographique, les éléments imprimants sont en relief. Dans la photogravure offset, les éléments imprimants et non imprimants se trouvent pratiquement sur le même plan. Dans la photogravure en creux (héliogravure), les éléments imprimants sont en creux. La photogravure permet de combiner des traits réalisés à la main avec des procédés photomécaniques, afin d’obtenir une œuvre originale avec interventions manuelles.
PHOTOGRAVURE TYPOGRAPHIQUE / CLICHÉ \[AU\] TRAIT FOTOGRABADO DE LÍNEA / FOTOGRABADO TIPOGRÁFICO
Procédé de reproduction photomécanique permettant d’obtenir des gravures en relief et sans trame pour l’impression. Il permet de reproduire un dessin d’artiste par transfert photomécanique sur une plaque métallique. La plaque est gravée en relief et sans trame pour l’impression typographique. L’estampe obtenue, dite au trait, ne comporte pas de gradations de couleur, ce procédé ne permettant pas de reproduire de valeurs tonales intermédiaires.
Procédé photomécanique fondé sur le même principe que la lithographie : l’incompatibilité entre eau et matière grasse. Il permet de reproduire des images par exposition d’une gélatine bichromatée sur une matrice en verre ou en métal, en contact avec un négatif photographique. La gélatine, qui forme à sa surface un réseau de grains très fins, durcit proportionnellement à la quantité de lumière qui traverse le négatif. Les zones durcies deviennent réceptives à l’encre d’impression, contrairement aux zones qui retiennent l’humidité.
Support en matériau plus ou moins dur constituant la partie imprimante — métal, bois, matériau synthétique, celluloïd, etc. — dans les arts de l’estampe.
Technique très spécialisée permettant la mise en couleur individuelle d’une estampe à l’aide d’une feuille ajourée servant de cache, découpée du carton ou du métal.
Outil de gravure. Petite barre en acier affilée et terminée en pointe, surtout utilisée pour la pointe sèche et l’eau-forte.
Ref.: VIVES (2015 : 314).
POINTE SÈCHE PUNTA SECA
Technique de gravure directe en creux consistant à réaliser un dessin par incision sur une matrice – généralement en métal – à l’aide d’une pointe en acier. La matrice est ensuite encrée puis essuyée avec de la tarlatane, voire du papier de soie, de sorte que l’encre ne reste que dans les creux. Elle est ensuite recouverte d’une feuille de papier et passée sous une presse à forte pression afin que le papier recueille l’encre. La particularité de cette technique est la présence de barbes, les petits filaments métalliques qui se forment de chaque côté du trait lors de l’incision. Au moment de l’impression, ces barbes retiennent l’encre et apportent un effet de velouté. Le terme « pointe sèche » s’applique à toute pointe utilisée pour dessiner directement sur la matrice, d’où le nom du procédé.
L’encrage à la poupéedésigne l’application de différentes encres colorées sur une même matrice afin de réaliser un seul estampage. Il s’agit d’un procédé complexe, mais qui permet d’éviter de multiplier les plaques.
1. Copie ou imitation d’une œuvre, notamment littéraire ou artistique, permettant sa diffusion sans l’intervention directe de l’artiste. 2. Copie exacte d’un document dans son contenu et dans sa forme, ses dimensions pouvant différer de celles de l’original.
Ensemble des procédés permettant de transférer photographiquement une image sur une surface d’impression. Comprend, entre autres, la photogravure, la phototypographie, la photolithographie et la phototypie.
Procédé d’impression chalcographique rotative d’héliogravure industrielle à trame, qui utilise des cylindres gravés en creux permettant d’imprimer simultanément les illustrations et les caractères du texte en un seul passage.
Technique d’impression planographique dérivée du pochoir, une méthode qui consiste à préparer un cache (positif ou négatif selon les besoins), à travers lequel la couleur sera appliquée. Ici, le principe consiste à laisser libres certaines parties et à obstruer celles qui ne seront pas imprimées. La couleur est ensuite appliquée uniformément sur les zones laissées à découvert à l’aide d’une raclette en caoutchouc, qui force l’encre à traverser la maille de l’écran pour se déposer sur le support. De nos jours, on utilise un châssis et une table aspirante. Il existe aussi différents types d’écrans. L’une des particularités de la sérigraphie est l’absence de marque de planche sur le papier.
La signature autographe au crayon apparaît sur les estampes à partir de la fin du XIXᵉ siècle. Cette signature manuscrite revêt deux significations principales : elle atteste que l’artiste a participé au processus de création de l’estampe et qu’il reconnait l’œuvre comme relevant de sa paternité artistique, la validant ainsi comme authentique.
Terme générique englobant tous les procédés manuels de gravure en creux : burin, eau-forte, pointe sèche, aquatinte, manière noire. Dans son acception la plus restreinte, désigne uniquement la gravure au burin.
Estampe combinant deux techniques de gravure ou plus.
Ref.: BLAS, CIRUELOS, BARRENA (1996 : 149).
TIRAGE TIRADA
Nombre total d’estampes d’une édition limitée donnée, numérotées et authentifiées par l’artiste et l’éditeur. Le tirage d’une édition limitée comprend les exemplaires hors commerce (H.C.), les épreuves d’artiste (E.A.) et les exemplaires destinés à la vente, numérotés en chiffres arabes ou romains. Ces estampes présentent des caractéristiques identiques : format, papier, couleur des encres et méthode d’estampage. Voir JUSTIFICATION DU TIRAGE.
Terme général désignant les motifs décoratifs qui ornent un livre. Dessin ou estampe décoratifs généralement placés au début ou à la fin d’un ouvrage ou d’un chapitre. – VIÑETA CABECERA- VIÑETA FINAL-de-lampe.
BÉGUIN, André, Dictionnaire Technique de L’Estampe,André Beguin, París, 1998.
BLAS BENITO, J., CIRUELOS, Gonzalo. A., BARRENA FERNÁNDEZ, C., Diccionario del Dibujo y la Estampa,Real Academia de Bellas Artes de San Fernando, Calcografía Nacional de España, Madrid, 1996.
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